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Utilisation

 

Le développement de l'élevage du pigeon est né de la nécessité de trouver des compléments à une alimentation composée surtout de céréales. En effet, au moyen-âge, la viande était un luxe exceptionnel et n'était consommée que dans de rares et grandes occasions (Auffret).

Nous pouvons nous faire une idée de l'importance de la consommation en pigeons dans les manoirs, quand on sait qu'en 1261 la maison du Roi de France consommait quotidiennement 400 pigeons et celle de la Reine presque autant (Gerville).

 

La deuxième fonction du colombier et non la moindre était la production de colombine, c'est ainsi qu'on dénomme la fiente des pigeons, qui était très recherchée comme engrais pour les cultures exigeantes telles que celles de la vigne, des jardins potagers ou des vergers. Cette production était une source de revenus qui figurait même sur les contrats de mariage (en Quercy). Pour recueillir ce puissant engrais dans les meilleures conditions, le sol des pigeonniers était souvent pavé et une porte ou une trappe était ménagée à ce niveau.

 

Jusqu'à la moitié du XIXème siècle le pigeon, en tant que denrée alimentaire et pourvoyeur d’engrais, tenait encore une place importante. En 1878 la consommation annuelle de la ville de Paris en pigeons et pigeonneaux était de l'ordre de 2.000.000 d'unités (Barnabé).

Localisation

Pour éviter des dégradations sur les toitures, les colombiers sont souvent construits à l’écart de l'habitation principale.

Afin d’être vu de loin, les pigeonniers sont construits de préférence sur une élévation, sur des terrains aussi sec que possible et exposés au levant ou au midi. La lucarne est généralement positionnée à l'abri des vents dominants et orientée à l'est afin de profiter des premiers rayons de soleil.

Répartition

Les pigeonniers sont plus abondants dans les régions céréalières. Le nombre et la répartition des colombiers dépendaient largement de la culture du blé. Rares en Bretagne, contrée plutôt aride, ils abondaient dans la plantureuse Normandie. Il en existe relativement peu dans le centre de la France, mais le Languedoc et le Périgord, par exemple, en possèdent en abondance. La même chose se voyait en Angleterre où les colombiers, fort répandus dans les comtés avoisinant le Pays de Galles et l'Essex, étaient assez rares dans le reste du pays (Watts).

 

A la fin du 17ème siècle, on dénombrait en France 42000 pigeonniers ou colombiers. Certaines régions, moins perturbées que d'autres par les guerres ou les destructions, ont conservé de nombreux exemplaires alliant l'élégance, le bon goût, le fonctionnel à une architecture vernaculaire (Leron).

Datation

Il est souvent difficile de dater ces bâtiments, les plus anciens colombiers seraient du 14ème siècle. En général les pigeonniers datent des 17ème et 18ème siècles, exceptionnellement du 16ème siècle.  Après l’abolition des privilèges, de nombreux pigeonniers seront construits, de ce fait beaucoup de pigeonniers ne datent que du 19ème siècle. 

 

                           1684                                                   1784                                                    1853

 

 

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